BENEFICIAIRES DU RSA / DEMANDEURS D’EMPLOI

LEVEE DES FREINS PSYCHOLOGIQUES

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éditorial

En juin 2014, un rapport de la DREES se penchait sur l’état de santé et le renoncement aux soins des bénéficiaires du RSA et soulignait «Les bénéficiaires du RSA connaissent une plus grande vulnérabilité psychologique que le reste de la population. A partir des cinq questions posées aux enquêtés sur la fréquence à laquelle ils se sont sentis « nerveux », « découragés », « calmes et détendus », « tristes et abattus », « heureux » au cours du dernier mois, un score de détresse psychologique, qui oscille entre 0 et 100, a été calculé. Plus le score est faible et plus le niveau de détresse psychologique est élevé. Parmi l’ensemble des personnes âgées de 18 ans à 59 ans, moins de 15% obtiennent un score inférieur à 50, seuil qui caractérise un individu en état de détresse psychologique. Ce pourcentage s’élève à 36% parmi les bénéficiaires du RSA.

Le Ministère de la Santé a publié en octobre 2017 une étude selon laquelle « … 3 français sur 10 assuraient avoir des difficultés à accéder à leur généraliste et près d’un sur deux à leur médecin spécialiste ».
Il faut donc vouloir se soigner et se battre pour obtenir des soins quand on est un bénéficiaire du RSA.

Pour se « battre », il faut avoir la force psychologique suffisante pour ne pas renoncer devant un parcours qui s’annonce encombré …
Les bénéficiaires du RSA sont les populations les plus vulnérables car devant faire face à de nombreuses contraintes (budget, logement, mobilité …) et les politiques publiques « de droit commun » présentent sans doute un potentiel d’intervention, mais ne permettent pas de traiter le renoncement.
 
L’irruption, dans la vie de tous, de la crise sanitaire du COVID19 et le confinement pendant deux mois de la population aura rendu ces publics encore plus fragiles.
La crise économique que tous les experts annoncent va accentuer une souffrance psychologique des bénéficiaires du RSA déjà tellement présente.
 
Plus qu’avant, les référents, les services insertion des Départements vont être interrogés sur les moyens de remettre ces publics en dynamique.
Les moyens des politiques d’insertion devront être révisés.

L’accompagnement psychologique des bénéficiaires du RSA permet de relancer une démarche de soins indispensable et préalable à l’emploi. Il permet en outre de créer de « nouvelles conditions initiales » qui vont permettre de saisir les outils des services insertion et d’impulser une dynamique qui favorise le retour à l’emploi.

Notre modèle d’accompagnement psychologique des bénéficiaires du RSA pendant une durée limitée, mais parfaitement balisée, peut être installé dans tous les départements par le recrutement de psychologues locaux qui sont dotés du système et de la méthodologie de suivi SAMPS. Il est une solution en amont de beaucoup de celles figurant dans l’arsenal des Conseils Départementaux.
 
La levée des freins psychologiques à l’emploi permettra de surmonter les crises à venir, c’est l’outil à valeur ajoutée au service des référents des départements.

Stratégie de spécialisation et savoir-faire organisationnel

La stratégie de spécialiste de l’accompagnement psychologique des bénéficiaires du RSA menée par l’Association depuis 5 ans porte ses fruits et les départements qui font appel à nous sont nombreux (12 départements qui portent plus du quart des bénéficiaires du RSA de la France Métropolitaine). Notre Association offre par ailleurs des postes de référents solidarité, mais aussi de conseillers d’orientation auprès des BRSA.

La période dont nous héritons à la suite de la crise sanitaire, dans un contexte international troublé, avec des remises en cause importantes pour notre économie, rend la tension sur les recrutements plus palpable pour les recruteurs. On parle alors de « travailler sa marque employeur » pour attirer les talents.

Nous nous félicitons des nôtres et observons que plutôt que de parler de « marque employeur », il convient de mieux expliquer ce que nos recrues observent maladroitement des propositions qui leur sont faites, car il est vrai que la culture économique n’est pas la qualité la plus répandue de nos candidats au recrutement. Nous ne pouvons leur en vouloir dans cette spécialité !

Ces quelques lignes visent à les aider dans leur questionnement.

Nos psychologues, notamment, comparent souvent des propositions en ne se fixant que sur la notion de salaire brut. Ils pensent que la recherche bien légitime de ce « pouvoir d’achat » tant ressassé sur les ondes, passe par l’affichage du salaire brut.
C’est une erreur manifeste qui amène certains d’entre eux à regretter leur refus prématuré à notre offre. L’irréversibilité de leur décision doit alors être assumée …

La réalité d’un pouvoir d’achat, terme tant vanté par les journalistes, se heurte à deux questionnements : Quelles sont mes revenus nets et quelles sont mes dépenses ?

Selon nous, c’est bien de revenu net qu’il faut parler et pour cela le salaire brut n’est qu’une indication qui subit (le terme est choisi) le contexte politico-économique de notre pays. De cela l’employeur dépend. Une autre ressource, un autre revenu peut être promu, c’est ce que propose l’accord d’intéressement qu’une Association peut tout à fait proposer à ses collaborateurs. C’est notre cas et ceci depuis plusieurs années.

Cette faculté de prélever sur un résultat positif une fraction plafonnée à 20% de la masse salariale brute de l’Association est possible et nous l’opérons d’ailleurs chaque année. Notre Association préfère assurer par une bonne gestion, sa capacité à générer un intéressement maximum qu’hypothéquer ses résultats, par une course au salaire brut.

L’avantage de l’intéressement pour nos collaborateurs est que ce versement fait l’objet de charges peu importantes (9,7 % à ce jour du montant brut). Il s’agit donc d’un revenu additionnel net qui rend la situation annuelle attractive : revenu net issu du salaire + revenu net de l’intéressement versé.

D’autre aspects doivent être pris en compte : Quel montant de cotisations d’une complémentaire santé répartie entre le salarié (charges sociales) et l’employeur (charges patronales).
Quel avantage réel représente la dotation d’une voiture de service au moment où les coûts de carburant sont en hausse ? etc. (congés, autonomie, télétravail, …).

Nos candidats doivent s’intéresser à tous les aspects d’une offre, en n’oubliant jamais qu’il faut avant tout que le projet d’épanouissement professionnel soit largement couvert.

Notre Association permet d’atteindre ces deux objectifs : un épanouissement professionnel par une expérience riche en contacts ET des conditions de travail attractives.

Bienvenue !

Le rôle crucial des référents

Les travailleurs sociaux, les référents, portent à bout de bras les bénéficiaires du RSA qui sont pour beaucoup d’entre eux plongés dans des difficultés de tous ordres (finances, logement, santé, mobilité, parentalité …).


Ces dernières années sont marquées par l’instauration de mesures de rigueur budgétaire de la part des départements qui entraînent une tentation au retrait des actions portées par ceux-ci dès lors qu’elles n’afficheraient pas un lien immédiat avec l’emploi.


Le travailleur social doit pourtant stimuler, conseiller, accompagner des bénéficiaires dont beaucoup en sont très éloignés.


De nombreuses recherches sont engagées pour mieux organiser l’action des référents. C’est ainsi que l’on parle de référents de parcours, de référents uniques spécialisés … Il reste que ceux-ci sont chacun d’entre eux en face d’une mission essentielle d’entretien de la motivation au « rebond social et professionnel ».


A l’image de ce qui se passe dans le secteur de l’aide à domicile où les aidants doivent accélérer la cadence des gestes professionnels au détriment du lien social, les référents en charge des bénéficiaires du RSA doivent porter des portefeuilles de bénéficiaires toujours plus lourds.


Cette tendance de fond ne s’arrêtera pas et les associations qui portent des mandats de référence devront se doter des meilleurs moyens de gestion pour réduire les contraintes administratives de leurs personnels. Ainsi, leurs référents seront focalisés sur l’essentiel de leur mission : la stimulation au rebond social et professionnel.