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éditorial

En juin 2014, un rapport de la DRESS se penchait sur l’état de santé et le renoncement aux soins des bénéficiaires du RSA et soulignait «Les bénéficiaires du RSA connaissent une plus grande vulnérabilité psychologique que le reste de la population. A partir des cinq questions posées aux enquêtés sur la fréquence à laquelle ils se sont sentis « nerveux », « découragés », « calmes et détendus », « tristes et abattus », « heureux » au cours du dernier mois, un score de détresse psychologique, qui oscille entre 0 et 100, a été calculé. Plus le score est faible et plus le niveau de détresse psychologique est élevé. Parmi l’ensemble des personnes âgées de 18 ans à 59 ans, moins de 15% obtiennent un score inférieur à 50, seuil qui caractérise un individu en état de détresse psychologique».


Le Ministère de la Santé a publié en octobre 2017 une étude selon laquelle « … 3 français sur 10 assuraient avoir des difficultés à accéder à leur généraliste et près d’un sur deux à leur médecin spécialiste ».


Il faut donc vouloir se soigner et se battre pour obtenir des soins quand on est un bénéficiaire du RSA.
Pour se « battre », il faut avoir la force psychologique suffisante pour ne pas renoncer devant un parcours qui s’annonce encombré …


Les bénéficiaires du RSA sont les populations les plus vulnérables car devant faire face à de nombreuses contraintes (budget, logement, mobilité …) et les politiques publiques « de droit commun » présentent sans doute un potentiel d’intervention, mais ne permettent pas de traiter le renoncement.


L’accompagnement psychologique des bénéficiaires du RSA permet de relancer une démarche de soins indispensable et préalable à l’emploi. Il permet en outre de créer de « nouvelles conditions initiales » et une dynamique qui favorise le retour à l’emploi.


Nous avons bâti un modèle de développement de cette offre spécialisée que nous proposons à tous les départements de France Métropolitaine. Ce modèle d’accompagnement psychologique des bénéficiaires du RSA pendant une durée limitée, mais parfaitement balisée, peut être installé dans tous les départements par le recrutement de psychologues locaux qui sont dotés du système et de la méthodologie de suivi SAMPS.

Stratégie de spécialisation et savoir-faire organisationnel

Au moment où l’on parle de l’hyper-industrialisation des services, de l’impact du numérique dans les organisations, et des associations du secteur social invitées à réviser leurs processus face à la contrainte budgétaire de leurs donneurs d’ordre, de nombreuses voix s’élèvent pour engager ces associations vers la mutualisation des moyens ou aller plus loin dans les rapprochements/fusions d’entités.


La réflexion stratégique apporte de telles solutions, mais doit d’abord s’attacher à mieux définir le périmètre des actions choisies et emprunter aux « approches de lean management » la bonne compréhension de ce qui relève du cœur de métier (pour nous, l’accompagnement de personnes lors de rendez-vous individuels) et de ce qui relève de l’activité support.


C’est ainsi qu’une autre solution stratégique doit être explorée pour se développer, c’est la spécialisation sur un métier parfaitement maîtrisé et conforme à l’ADN de l’association.


C’est le cas de S.A.M.P.S qui a engagé une refonte de son organisation depuis 3 ans, approfondi sa spécialisation sur l’accompagnement psychologique et revu son dispositif administratif en s’appuyant sur la numérisation / opérationnalisation de tout ce qui est en support de ses activités principales.


En proposant une réponse normée à plusieurs départements de France Métropolitaine, S.A.M.P.S apporte son savoir-faire méthodologique aux services insertion qui recherchent des prestataires efficients face aux contraintes budgétaires. Ce faisant, l’Association favorise son développement harmonieux et la poursuite de son projet associatif.


Les Départements, les Communautés d’Agglomération, les Villes ne peuvent oublier la souffrance psychologique qui se développe, mais doivent disposer de réponses opérationnelles et adaptées. L’association S.A.M.P.S rencontre, par ses choix stratégiques, les attentes de ses donneurs d’ordre.

Le rôle crucial des référents

Les travailleurs sociaux, les référents, portent à bout de bras les bénéficiaires du RSA qui sont pour beaucoup d’entre eux plongés dans des difficultés de tous ordres (finances, logement, santé, mobilité, parentalité …).


Ces dernières années sont marquées par l’instauration de mesures de rigueur budgétaire de la part des départements qui entraînent une tentation au retrait des actions portées par ceux-ci dès lors qu’elles n’afficheraient pas un lien immédiat avec l’emploi.


Le travailleur social doit pourtant stimuler, conseiller, accompagner des bénéficiaires dont beaucoup en sont très éloignés.


De nombreuses recherches sont engagées pour mieux organiser l’action des référents. C’est ainsi que l’on parle de référents de parcours, de référents uniques spécialisés … Il reste que ceux-ci sont chacun d’entre eux en face d’une mission essentielle d’entretien de la motivation au « rebond social et professionnel ».


A l’image de ce qui se passe dans le secteur de l’aide à domicile où les aidants doivent accélérer la cadence des gestes professionnels au détriment du lien social, les référents en charge des bénéficiaires du RSA doivent porter des portefeuilles de bénéficiaires toujours plus lourds.


Cette tendance de fond ne s’arrêtera pas et les associations qui portent des mandats de référence devront se doter des meilleurs moyens de gestion pour réduire les contraintes administratives de leurs personnels. Ainsi, leurs référents seront focalisés sur l’essentiel de leur mission : la stimulation au rebond social et professionnel.